Ecriture créative
Ce que les défis d’écriture viennent réveiller
Les défis d’écriture peuvent révéler une matière, une voix ou une fiction. Un article sur ce que les consignes réveillent et comment continuer après l’élan.
Pourquoi passer par la fiction quand on écrit déjà sur soi ?
Quand on commence à écrire pour soi, on commence rarement par se demander dans quel genre littéraire on se situe. On écrit parce que quelque chose déborde. Une pensée revient.Un souvenir insiste.Une émotion demande une forme.Une scène ancienne se réveille.Une phrase entendue autrefois continue de travailler silencieusement.Un événement, parfois, n’a jamais vraiment trouvé sa place. Alors on ouvre un carnet, un document, une page blanche, et l’on écrit. Cela peut prendre la forme d’un journal.D’un fragment autobiographique.D’une lettre qu’on n’enverra pas.D’un récit de vie.D’une scène de l’enfance.D’un texte adressé à une personne absente.D’un dialogue avec soi-même.D’un ensemble de notes que l’on ne sait pas encore nommer. Au début, la question…
Blocage d’écriture : pourquoi inventer une fiction peut faire peur
On parle souvent du blocage d’écriture comme d’un manque d’idées. On voudrait écrire, mais rien ne vient.On commence, puis on s’arrête.On ouvre un fichier, un carnet, une page blanche, et quelque chose se referme avant même que le texte ait eu le temps d’exister. Quand il s’agit d’écrire de la fiction, ce blocage prend parfois une forme particulière. Ce n’est pas seulement :je ne sais pas quoi écrire. C’est plutôt : je ne sais pas si j’ai le droit d’inventer.je ne sais pas si ce que j’invente tient.je ne sais pas si ce personnage est crédible.je ne sais pas si cette scène sonne faux.je ne sais pas si j’ai assez…
Comment commencer une fiction quand on n’a pas encore d’histoire ?
On croit souvent qu’il faut une histoire pour commencer à écrire de la fiction. Une intrigue claire.Un personnage principal.Un début.Une fin.Un conflit.Une direction. On imagine que les romans naissent ainsi : d’abord une idée solide, puis une structure, puis des scènes, puis des personnages qui viennent occuper la place qu’on leur a préparée. Alors, quand on n’a pas tout cela, on pense que l’on n’est pas encore prêt. On a peut-être une image.Une scène qui revient.Un personnage sans nom.Une voix que l’on entend vaguement.Une atmosphère.Un lieu.Une tension.Une phrase que l’on note dans un carnet sans savoir quoi en faire. Mais ce n’est pas “une histoire”. Alors on attend. On attend…
Écrire une fiction pour parler de soi : pourquoi cela aide parfois à dire le vrai
On oppose souvent la fiction et l’écriture de soi. D’un côté, il y aurait l’invention. De l’autre, la vérité.D’un côté, les personnages, les scènes déplacées, les dialogues imaginés, les lieux transformés. De l’autre, le récit direct, les faits, le souvenir fidèle, le “je” qui raconte ce qu’il a vécu. Comme si parler de soi supposait nécessairement de raconter sa vie de face.Comme si inventer revenait déjà à s’éloigner.Comme si la fiction n’était, au fond, qu’un détour plus littéraire, mais moins vrai. Et pourtant, les choses sont rarement aussi simples. Il arrive qu’on écrive un souvenir très réel, très exact même, et que quelque chose sonne faux. Non pas parce qu’on…
Quand la poésie devient soin : écrire pour redonner forme au chaos
Quand les mots du quotidien ne suffisent plus, la poésie vient souvent comme une parole plus juste.Elle surgit dans les moments où la prose se brise, où parler ne suffit plus.Ce n’est pas un geste esthétique, mais un geste vital : une manière de survivre à l’intérieur du monde.La poésie n’explique pas la douleur, elle lui donne un rythme. Elle ne décrit pas la blessure, elle la met en forme. Écrire un poème, c’est respirer autrement quand tout en soi se tait. C’est donner une pulsation au silence, une structure à l’émotion.La poésie ne cherche pas à raconter une histoire. Elle accueille ce qui déborde. Elle est la preuve que,…
Quand l’écriture résiste : que révèle ce blocage ?
Écrire semble simple : un stylo, une feuille, quelques minutes de silence. Pourtant, ceux qui pratiquent l’écriture de manière régulière savent que ce geste en apparence anodin se heurte parfois à une force invisible. On voudrait écrire, mais on ne peut pas. Le carnet reste fermé, les phrases s’interrompent, l’élan se brise. Cette expérience universelle porte un nom : la résistance. La résistance à écrire n’est pas seulement une difficulté technique ou un manque d’inspiration. Elle dit quelque chose du rapport intime que chacun entretient avec ses propres mots. Elle révèle la peur de se confronter à soi, l’influence du regard imaginaire des autres, les traces laissées par l’histoire personnelle.…
Le jour où j’ai osé écrire : comment l’écriture a changé ma vie
Il y a des jours qui marquent une frontière. Des jours où rien ne paraît visible à l’extérieur, et pourtant, tout se transforme à l’intérieur. Aujourd’hui, je vais parler un peu de moi. Non pas pour raconter ma vie dans le détail, mais parce que je crois que nos histoires personnelles peuvent parfois susciter réflexions et mouvements. Si je partage ce chemin, c’est pour te montrer comment un simple geste — oser écrire — a changé profondément ma manière de vivre, et comment il peut, peut-être, t’aider toi aussi à franchir un seuil. Cet article est écrit dans le cadre du carnaval d’articles “Oser changer sa vie” organisé par le blog Changer de vie et voyager.…
Comment aller au bout d’un projet d’écriture quand on doute, qu’on fatigue, qu’on vacille
Il m’a fallu deux ans pour écrire Psychothérapeute. Pas parce que je manquais d’inspiration — mais parce que, pendant que ce roman prenait forme, je donnais aussi naissance à un autre projet : Psychoplume. Un espace d’écriture, d’accompagnement, de transmission. Un lieu qui demandait autant d’engagement que mes pages. Et peut-être que c’est cela, au fond, qui m’a tenue : écrire ce roman pendant que je construisais autre chose. L’un nourrissait l’autre. Mais ce que je reconnais aussi, c’est ce mécanisme récurrent chez moi : ce blocage aux deux tiers. Comme si, à l’approche de la fin, quelque chose résistait. Terminer, c’est dire : voilà, c’est fini. C’est prêt. C’est à vous.Et cette étape-là me fait…
La page blanche n’existe pas : une lecture psychologique du vide
“Je n’arrive pas à écrire.”“Je me retrouve face à la page, et rien ne vient.”“Je bloque.” Ces phrases, tu les as peut-être déjà prononcées. Tes patients, tes élèves, tes amis les ont sûrement dites. Mais qu’est-ce que cette fameuse page blanche ? Pourquoi provoque-t-elle autant d’angoisse ? Et surtout, comment pouvons-nous l’approcher autrement que comme un échec ou une paralysie ? Cet article propose de regarder la page blanche non comme une ennemie, mais comme un espace psychique révélateur, un miroir, parfois un abîme, souvent un seuil. En nous appuyant sur une lecture clinique et symbolique, nous explorerons ce que ce “rien” contient, et comment l’écriture peut redevenir possible — non pas contre la page blanche,…































