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Autobiographie,  Créativité,  Ecriture créative

Écrire une fiction pour parler de soi : pourquoi cela aide parfois à dire le vrai

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On oppose souvent la fiction et l’écriture de soi.

D’un côté, il y aurait l’invention. De l’autre, la vérité.
D’un côté, les personnages, les scènes déplacées, les dialogues imaginés, les lieux transformés. De l’autre, le récit direct, les faits, le souvenir fidèle, le “je” qui raconte ce qu’il a vécu.

Comme si parler de soi supposait nécessairement de raconter sa vie de face.
Comme si inventer revenait déjà à s’éloigner.
Comme si la fiction n’était, au fond, qu’un détour plus littéraire, mais moins vrai.

Et pourtant, les choses sont rarement aussi simples.

Il arrive qu’on écrive un souvenir très réel, très exact même, et que quelque chose sonne faux. Non pas parce qu’on ment. Non pas parce qu’on cherche à embellir. Mais parce que le texte reste au bord. Il rapporte ce qui s’est passé, sans encore atteindre ce qui s’est joué. Il dit les faits, mais ne touche pas encore leur charge profonde. Il raconte, sans parvenir à faire sentir ce que cette scène a laissé en soi.

À l’inverse, il arrive qu’une histoire inventée, qu’un personnage qui n’a jamais existé, qu’un lieu déplacé, qu’une situation transformée, s’approchent tout à coup d’une vérité beaucoup plus juste. Quelque chose se déplie. Quelque chose devient lisible. Ce n’est pas la réalité au sens strict, et pourtant ce que le texte atteint semble parfois plus profond, plus vivant, plus proche de l’expérience intérieure que le récit direct lui-même.

Cette apparente contradiction mérite qu’on s’y arrête.

Car dans l’écriture de soi, la vérité ne se réduit pas toujours à l’exactitude. Ce qui cherche à se dire n’est pas seulement ce qui a eu lieu, mais aussi ce que cela a fait.

La honte restée sans mots. La peur qui s’est installée longtemps après. La colère qui n’a pas pu se formuler sur le moment. L’ambivalence. La fidélité à certains liens. Les scènes qui continuent d’agir en silence. Tout cela ne se laisse pas toujours approcher par une parole frontale.

Parfois, pour dire le vrai, il faut justement passer par une forme qui ne le nomme pas d’emblée.

C’est peut-être là que la fiction devient précieuse.

Quand on écrit sur soi, on ne peut pas toujours tout raconter directement

On imagine parfois que l’écriture de soi consiste à se souvenir, puis à raconter. Comme si l’expérience vécue était déjà là, disponible, ordonnée, et qu’il suffisait ensuite de la mettre en mots avec sincérité.

Mais l’écriture de soi ne fonctionne pas toujours ainsi.

Ce que l’on cherche à écrire n’est pas nécessairement clair au moment où l’on commence. Il arrive même très souvent que l’on écrive précisément parce que quelque chose ne l’est pas. Une scène continue de revenir. Une émotion reste confuse. Un malaise persiste. Un lien laisse en soi une trace difficile à saisir. On sent qu’il y a là quelque chose d’important, mais on ne sait pas encore sous quelle forme l’approcher.

Dans ces moments-là, raconter directement n’est pas forcément possible.

Non pas parce qu’on manquerait de courage. Non pas parce qu’on refuserait de voir. Mais parce que certaines expériences restent trop proches, trop chargées, trop exposées encore. Les mots arrivent trop vite, ou pas du tout. Le texte se dessèche. Ou au contraire il déborde. Il détaille les faits avec précision, mais ne parvient pas à atteindre leur vérité intérieure. Il veut dire, mais il se heurte à une densité émotionnelle qui ne se laisse pas simplement transcrire.

Certaines personnes connaissent bien ce paradoxe. Elles essaient d’écrire sur un événement important de leur vie, et plus elles veulent rester fidèles à ce qui s’est passé, plus le texte se raidit. Quelque chose devient appliqué, presque scolaire, comme si la nécessité de “bien raconter” faisait écran à l’expérience elle-même. D’autres, au contraire, se sentent immédiatement envahies. Les phrases se remplissent trop vite. L’affect emporte tout. Rien ne tient encore.

Dans les deux cas, la difficulté n’est pas la même, mais elle dit quelque chose de proche : le récit direct ne suffit pas toujours à soutenir ce qui cherche à se dire.

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Écrire sur soi n’est pas uniquement rapporter des faits. C’est aussi trouver une forme assez juste pour approcher ce qui, en soi, n’est pas encore entièrement pensable. Or cette forme n’est pas toujours le récit frontal.

La fiction : un détour qui permet parfois d’approcher le plus juste

Le détour a souvent mauvaise réputation.

On l’associe facilement à l’évitement, à la fuite, à l’impossibilité d’aller au cœur. Comme si contourner un peu signifiait déjà reculer. Pourtant, dans l’écriture, et plus encore dans l’écriture de soi, le détour n’est pas toujours une faiblesse. Il est parfois la condition même de l’approche.

C’est ce que permet la fiction.

Quand on invente une histoire, on ne quitte pas nécessairement la vérité. On cesse plutôt de lui demander d’apparaître sous sa forme la plus frontale. On lui offre un autre passage. On lui permet de circuler autrement. On accepte qu’elle puisse se déposer dans un personnage, dans une scène déplacée, dans une image, dans une situation qui ne s’est jamais produite telle quelle, mais qui porte pourtant quelque chose de profondément juste.

Il arrive ainsi qu’une personne n’arrive pas à écrire sur son propre sentiment d’abandon, mais qu’elle parvienne à écrire sur une femme qui attend un train qui ne vient pas. Elle n’a jamais vécu cette scène. Et pourtant, en l’écrivant, quelque chose d’elle-même se met à apparaître. L’attente. L’incertitude. Le sentiment d’avoir été laissée au bord. Le vide autour. La tension intérieure. Tout cela prend forme dans une fiction qui, extérieurement, ne raconte pas sa vie.

Le détour fonctionne alors non comme une fuite, mais comme une médiation.

Il permet d’approcher ce qu’on ne pouvait pas encore dire de face. Il réduit un peu l’exposition. Il desserre l’emprise du souvenir brut. Il rend plus mobile une matière qui, dans le récit direct, restait figée ou trop vive. Il introduit un espace de jeu, au sens profond du terme : un espace où quelque chose peut se déplacer sans disparaître.

C’est souvent dans cet écart que le texte devient plus juste.

Non parce qu’il reproduit mieux les faits, mais parce qu’il rejoint plus justement l’expérience intérieure.

Inventer n’est pas forcément s’éloigner de la vérité

Il y a une croyance tenace selon laquelle inventer reviendrait à trahir.

Comme si, dès qu’un personnage apparaît, dès qu’une scène se transforme, dès qu’un dialogue est recomposé, on quittait nécessairement le territoire du vrai. Cette idée repose sur une confusion très répandue : celle qui consiste à confondre la vérité avec l’exactitude.

L’exactitude concerne les faits.
La vérité, dans l’écriture, concerne souvent autre chose.

Elle concerne une justesse. Une manière de toucher quelque chose de vivant dans l’expérience. Une manière de faire apparaître ce qui, parfois, ne se laisse pas saisir par la simple fidélité au réel. On peut raconter une scène avec précision et rester loin d’elle. On peut au contraire inventer une situation et rencontrer, à travers elle, quelque chose de beaucoup plus profond.

Cela ne signifie pas que tout se vaut. Cela ne signifie pas non plus que la fiction serait plus vraie que le récit direct. Ce serait une autre simplification. Mais cela oblige à sortir d’une opposition trop pauvre entre invention et sincérité.

Quand une fiction sonne juste, ce n’est pas parce qu’elle copie le réel. C’est parce qu’elle en approche une vérité affective, relationnelle, psychique, parfois plus sensible que le récit des faits eux-mêmes.

Une mère peut devenir dans un texte une reine froide, une maison peut devenir un lieu sans fenêtres, une colère peut devenir un animal tapi dans une cave. Rien de tout cela n’est réel au sens littéral. Et pourtant, l’histoire inventée peut révéler avec une grande précision ce qui, dans l’expérience vécue, était resté flou, diffus, difficilement formulable.

La fiction ne ment donc pas nécessairement quand elle invente. Elle peut au contraire rendre visible ce que le langage direct ne parvenait pas à porter.

Elle déplace. Elle condense. Elle symbolise. Elle transforme des éléments de l’expérience pour leur donner une forme plus lisible.

Et cette transformation n’éloigne pas toujours du vrai. Elle y conduit parfois plus sûrement.

Le personnage : une autre manière de parler de soi

Le personnage joue ici un rôle essentiel.

Lorsqu’on écrit directement à la première personne, on est souvent confronté à un double enjeu. Il faut à la fois approcher ce que l’on ressent ou ce que l’on a vécu, et soutenir le fait que cela soit dit en son nom propre. Or cette seconde dimension n’est pas anodine. Dire “je” engage parfois une exposition trop forte. Une honte. Une peur du regard. Une crainte de l’exagération. Une difficulté à s’autoriser certains affects.

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Le personnage introduit alors une autre scène.

Il ne remplace pas le “je”, mais il lui offre un détour. Il permet de porter une part de ce qui ne pouvait pas encore être assumé directement. Il rend dicible une colère que l’on n’aurait pas osé nommer. Il accueille une fragilité que l’on tenait trop à distance. Il permet de mettre en circulation un conflit, un désir, une dépendance, une peur, sans que tout repose immédiatement sur la première personne.

Cela peut être très précieux.

On écrit parfois un personnage autoritaire, humilié, jaloux, inquiet, abandonné, excessif, impuissant, en croyant parler d’un autre. Puis on découvre peu à peu que quelque chose de soi s’est déposé là. Non pas comme une autobiographie déguisée, mais comme une vérité déplacée. Le personnage n’est pas un masque destiné à tromper. Il est souvent une forme intermédiaire, un support, une surface de projection et de transformation.

Il permet aussi d’explorer plusieurs places à la fois.

Dans la vie, on est souvent resté enfermé dans un seul point de vue : le sien, ou celui qu’on nous a imposé. Dans la fiction, on peut circuler. On peut faire parler celui qui s’est tu. On peut déplacer le regard. On peut entrer dans la scène par un autre bord. Ce simple changement modifie parfois profondément la compréhension que l’on a de ce que l’on écrit.

Le personnage n’est donc pas un détour superficiel. Il est souvent l’une des voies par lesquelles une expérience intérieure devient enfin représentable.

La fiction protège parfois ce que le récit direct expose trop vite

Dans l’écriture de soi, la question de l’exposition compte beaucoup plus qu’on ne le dit.

On parle souvent du besoin d’exprimer, de déposer, de dire. On parle moins des conditions dans lesquelles cela devient supportable. Or toutes les formes d’écriture n’exposent pas de la même manière. Et cette nuance est essentielle.

Le récit direct met parfois le sujet trop vite au premier plan. Il oblige à se nommer, à se situer, à se reconnaître immédiatement dans ce qui s’écrit. Pour certaines personnes, cela constitue un appui. Pour d’autres, cela déclenche presque aussitôt une surveillance intérieure. Le texte se crispe. On se corrige. On se justifie. On se retient. Ou bien on se sent mis à nu avant même que quelque chose ait vraiment pu prendre forme.

La fiction, elle, peut offrir une contenance différente.

Elle permet d’écrire à l’abri, au moins un peu. Non pas dans le mensonge, mais dans une zone moins directement exposée. Elle introduit assez de distance pour que certaines matières deviennent enfin approchables. Là où le récit frontal déclencherait trop vite la honte, la pudeur, la défense ou le besoin de maîtriser, l’histoire inventée autorise parfois un rapport plus souple au texte.

Cet effet de protection est précieux, surtout lorsque l’on écrit à partir d’une zone vulnérable.

Certaines vérités ont besoin de discrétion pour émerger. Elles ne peuvent pas être saisies brutalement. Elles ne se donnent pas sous l’effet d’une injonction à tout dire. Elles demandent une forme qui les accueille sans les exposer trop vite. La fiction peut devenir cette forme.

Il ne s’agit pas de défendre l’idée qu’il faudrait toujours se cacher derrière des personnages. Il s’agit simplement de reconnaître que l’approche du vrai n’exige pas toujours la frontalité. Dans certaines écritures, la protection n’empêche pas la vérité. Elle la rend possible.

Ce que l’histoire inventée permet de transformer

La fiction ne fait pas que protéger. Elle transforme.

C’est même l’un de ses apports les plus importants.

Quand on écrit directement à partir du souvenir, on reste parfois très lié à la manière dont l’événement s’est imposé à nous. On en garde la structure, les places, les mots, les silences, parfois même les conclusions. Le texte risque alors de répéter une scène plus qu’il ne la travaille. Il la raconte à nouveau, mais sans toujours la déplacer.

L’histoire inventée introduit autre chose.

Elle permet de recomposer. De redistribuer. De condenser plusieurs expériences en une seule scène. De déplacer dans un décor nouveau ce qui, jusque-là, restait enfermé dans un cadre trop connu. De modifier les rapports de force. D’explorer une issue qui n’a pas eu lieu. De donner une voix à un personnage secondaire. De faire entendre ce qui, dans la réalité, n’avait jamais été formulé.

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Cette liberté n’a rien d’anecdotique. Elle peut ouvrir un véritable travail psychique.

Car on ne transforme pas seulement en analysant. On transforme aussi en donnant une autre forme. Quand une expérience devient fiction, elle cesse d’être uniquement ce qui est arrivé. Elle devient une matière travaillée, déplacée, symbolisée. Elle entre dans une dynamique de représentation. Elle peut être reprise. Regardée. Reconfigurée.

Cela ne signifie pas qu’elle soit résolue. L’écriture n’a pas cette toute-puissance. Mais la fiction peut remettre du mouvement là où quelque chose était resté figé. Elle peut rouvrir la pensée là où le souvenir restait collé à lui-même. Elle peut donner à une expérience une forme moins brute, moins écrasante, plus habitable.

On voit bien cela dans certaines nouvelles, dans certains contes, dans certains textes très brefs. Ce qui y touche n’est pas toujours la fidélité aux faits. C’est la justesse du déplacement. Le texte capte un noyau de vérité, puis lui donne une forme qui permet enfin de l’éprouver autrement.

Quand le détour devient une voie d’accès

Il arrive un moment où l’on comprend que le détour n’éloigne pas nécessairement du cœur du texte. Il y mène autrement.

Cette idée est importante, parce qu’elle permet de sortir d’une exigence souvent silencieuse mais très présente : celle selon laquelle il faudrait affronter directement, nommer tout de suite, écrire sans écran, sans déplacement, sans fiction, pour être au plus près de soi.

Or l’écriture ne fonctionne pas toujours selon cette logique.

Certaines vérités deviennent accessibles seulement lorsqu’on accepte de ne pas les prendre de face. Elles demandent une autre géographie. Une image. Un récit déplacé. Une voix qui n’est pas tout à fait la nôtre et qui pourtant nous rejoint. Une scène qui n’a pas eu lieu, mais qui condense quelque chose de profondément vécu.

Dans ces moments-là, la fiction ne contourne pas le vrai. Elle en devient la voie d’accès.

C’est souvent ce qui se produit quand une personne écrit enfin un texte qui la touche vraiment, alors même qu’elle n’a pas raconté sa vie. Quelque chose y est, pourtant. Quelque chose d’elle a traversé l’histoire. Non sous forme de confession, mais sous forme de présence. Une tonalité. Une tension. Une manière d’attendre, de regarder, de craindre, d’aimer, de se taire. Le texte ne dit pas tout. Mais il dit juste.

Et cela suffit parfois à faire basculer l’écriture d’un autre côté.

On cesse alors de se demander si l’on a “le droit” d’inventer pour parler de soi. On comprend que la vraie question n’est peut-être pas là. Elle serait plutôt : dans quelle forme puis-je aujourd’hui approcher le plus justement ce qui cherche à se dire ?

Parfois, ce sera le récit direct.
Parfois, ce sera une scène inventée.
Parfois, un conte.
Parfois, une nouvelle.
Parfois, un personnage qui parlera pour nous avant que nous puissions reprendre la parole autrement.

Dire autrement, pour dire plus juste

La fiction aide parfois à dire le vrai non parce qu’elle serait plus noble, plus subtile ou plus libre que l’écriture directe. Elle aide parce qu’elle offre, dans certains moments, une forme plus juste.

Une forme qui protège sans étouffer.
Une forme qui déplace sans effacer.
Une forme qui permet à une vérité intérieure d’apparaître sans être immédiatement écrasée par le poids des faits, de la honte, de la fidélité au souvenir ou de la peur de trop dire.

Il n’y a donc pas, d’un côté, le vrai récit de soi, et de l’autre, la fiction comme espace d’invention pure. Les frontières sont plus poreuses. Ce qui compte n’est pas seulement ce qui a “vraiment eu lieu”, mais ce que le texte parvient à faire apparaître, à transformer, à rendre sensible.

Il arrive ainsi qu’on parle plus justement de soi en inventant un autre.
Il arrive qu’une histoire imaginaire dise plus vrai qu’un souvenir minutieusement raconté.
Il arrive qu’un personnage approche avec plus de précision une douleur, une ambivalence ou un conflit que le “je” n’arrivait pas encore à soutenir.

Ce n’est pas une trahison.
C’est parfois une avancée.

Écrire, dans ces moments-là, ce n’est pas choisir entre vérité et invention. C’est chercher la forme dans laquelle quelque chose de vrai peut enfin devenir dicible.

Et il se peut que, pour certaines expériences, cette forme soit justement la fiction.

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On ne trouve pas toujours la forme juste immédiatement. Parfois, il faut passer par une scène, un fragment, une voix, ou même par un léger détour pour approcher quelque chose de vrai.

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Psychologue et écrivain, je partage dans mon site des articles sur l'écriture thérapeutique.

2 commentaires

  • DENIS (Académie de la Chanson)

    Ton article, comme souvent, me ramène à l’écriture de chanson. A cette différence toujours que la chanson a vocation à être adoptée par l’auditoire. Beaucoup d’auteurs en herbe y restent trop collés à eux-mêmes, à cette exactitude des faits que tu décris, et qui n’est pas celle des sentiments ou des émotions. Il y a pour eux une forme de « maturité » à atteindre, qui leur permet de se décentrer… et de nous toucher.

  • Bayi Ahouansou Couturier

    Un article qui vient réveiller une envie reléguée au second plan depuis des années. C’est justement cette appréhension de devoir utiliser le « je » qui me tétanisait. Certes ll y a eu quelques pages noircies par ci par là, mais sans aller au bout. Merci pour cet article très édifiant qui ouvre sur la possibilité de se raconter autrement grâce à la fiction.

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