écrire sur soi sans trahir
Autobiographie

Écrire sur soi : pourquoi a-t-on parfois l’impression de trahir les autres ?

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On croit souvent que la difficulté d’écrire sur soi vient du manque de mots.

On imagine que la page reste blanche parce que l’on ne sait pas par où commencer, parce que les souvenirs sont flous, parce que la phrase ne vient pas, parce que l’on doute de son style, de sa mémoire ou de l’intérêt de son histoire.

Mais parfois, l’obstacle est ailleurs.

Il ne se trouve pas seulement dans la langue.
Il ne se trouve pas seulement dans la technique.
Il ne se trouve même pas toujours dans la peur d’écrire mal.

Il se trouve dans une question plus ancienne, plus souterraine, plus chargée :

ai-je le droit d’écrire cela ?

Ai-je le droit de raconter cette scène, cette famille, cette enfance, cette relation, cette douleur, cette version de l’histoire qui n’est peut-être pas celle que les autres reconnaîtraient ? Ai-je le droit de dire ce que j’ai vécu si d’autres personnes y apparaissent ? Ai-je le droit de poser mes mots sur une histoire qui ne m’appartient pas entièrement ?

Écrire sur soi n’est jamais tout à fait écrire seulement sur soi.

Un souvenir contient souvent plusieurs visages. Une maison d’enfance contient des voix. Une scène familiale contient des silences, des places, des interdits. Un récit intime entraîne avec lui des personnes qui n’ont pas demandé à devenir personnages, même lorsque l’on ne les nomme pas.

Alors l’écriture se charge d’une culpabilité particulière.

On voudrait écrire pour comprendre.
Mais on a peur de trahir.

On voudrait dire ce qui a été vécu.
Mais on craint d’être injuste.

On voudrait retrouver sa propre voix.
Mais d’autres voix, à l’intérieur, murmurent qu’il vaudrait mieux se taire.

Cette peur de trahir est l’un des grands obstacles de l’écriture de soi.

Elle ne se présente pas toujours clairement. Elle peut prendre la forme d’une fatigue soudaine, d’un blocage, d’un doute sur la valeur du texte, d’une phrase que l’on efface aussitôt écrite. Elle peut aussi se déguiser en scrupule littéraire : ce n’est pas intéressantce n’est pas assez bien écritje n’ai pas assez de reculje ne veux pas régler mes comptes.

Parfois, tout cela est vrai.

Mais parfois, derrière ces raisons, il y a autre chose : une ancienne fidélité.

Écrire sur soi, c’est faire entrer les autres dans la phrase

Il est rare qu’une histoire personnelle soit entièrement solitaire.

Même lorsque l’on écrit à la première personne, même lorsque l’on cherche à dire une sensation très intime, les autres sont là. Ils apparaissent dans le décor, dans les gestes, dans les phrases entendues, dans les absences, dans les attentes, dans les silences.

Écrire “je”, c’est souvent faire revenir un “nous”.

Non pas un “nous” paisible, clairement délimité, mais un “nous” complexe : familial, amoureux, social, culturel. Un “nous” fait d’attachements et d’ambivalences. Un “nous” où l’on a aimé, attendu, espéré, obéi, protesté parfois en silence. Un “nous” où l’on a appris ce qui pouvait se dire et ce qui devait rester contenu.

C’est pourquoi l’écriture de soi peut troubler.

Tant qu’une histoire reste à l’intérieur, elle semble encore appartenir au système qui l’a produite. Elle reste prise dans les équilibres anciens. Elle continue de respecter certaines consignes tacites : ne pas trop dire, ne pas accuser, ne pas déranger, ne pas rompre l’image commune.

Mais lorsqu’on commence à écrire, quelque chose se déplace.

La scène sort du silence.
La phrase donne un contour.
Ce qui était diffus devient visible.
Ce qui était seulement ressenti devient formulé.

Et cette formulation peut donner l’impression d’une transgression.

Non parce que le texte serait forcément violent. Non parce qu’il serait injuste ou excessif. Mais parce qu’il modifie la place de celui ou celle qui écrit. Écrire sur soi, c’est parfois cesser d’être seulement le dépositaire silencieux d’une histoire. C’est devenir sujet de son propre récit.

Et cela, dans certaines histoires, peut déjà ressembler à une trahison.

La culpabilité d’écrire

La culpabilité d’écrire est particulière, parce qu’elle ne vient pas toujours après une faute réelle.

Elle peut surgir avant même que le texte existe.

On n’a encore rien publié.
On n’a parfois même rien montré.
On a seulement écrit quelques lignes dans un carnet, ou imaginé la possibilité de raconter, et déjà quelque chose se serre.

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Comme si l’écriture avait devancé l’acte. Comme si le simple fait de penser le récit suffisait à réveiller une dette, une loyauté, un interdit.

Cette culpabilité peut prendre plusieurs formes.

Il y a la peur de blessersi j’écris cela, quelqu’un va souffrir.
Il y a la peur d’être injustece n’est que mon point de vue.
Il y a la peur d’exagérerpeut-être que je dramatise.
Il y a la peur d’être ingratils ont fait ce qu’ils ont pu.
Il y a la peur de détruire une imageles autres ne comprendront pas.
Il y a la peur de perdre sa placesi je dis cela, à qui appartiendrai-je encore ?

Ces questions ne sont pas négligeables. Écrire sur soi implique une responsabilité. Les autres ne sont pas des matériaux neutres. Ils ont leur propre vie, leur propre mémoire, leur propre vulnérabilité. Un texte peut atteindre, exposer, déplacer, parfois blesser.

Mais il existe une autre blessure, plus silencieuse : celle que l’on s’inflige à soi-même lorsqu’on s’interdit indéfiniment de dire ce que l’on a vécu.

À force de protéger les autres, on peut finir par disparaître de son propre récit.

On comprend tout.
On excuse tout.
On nuance tout.
On remet chaque chose dans son contexte.
On trouve des raisons à chacun.
Et, peu à peu, sa propre expérience devient secondaire.

Ce n’est pas toujours de la générosité. C’est parfois une manière ancienne de survivre : laisser aux autres la première place dans l’interprétation du réel.

L’écriture vient alors poser une question difficile :

Puis-je reconnaître la complexité des autres sans effacer ce que j’ai ressenti ?
Puis-je comprendre leur histoire sans renoncer à la mienne ?
Puis-je écrire sans condamner, mais sans me trahir ?

Les loyautés invisibles

Certaines histoires familiales reposent sur des accords silencieux.

On ne parle pas de cela.
On ne nomme pas cette violence.
On ne revient pas sur cette absence.
On ne dit pas que l’on a eu peur.
On ne dit pas que l’on s’est senti seul.
On ne dit pas que l’amour n’a pas suffi.
On ne dit pas que quelque chose a manqué.

Ces accords n’ont pas toujours été formulés. Personne n’a forcément dit : tu n’as pas le droit d’écrire. Mais l’interdit s’est transmis autrement. Par les regards, les soupirs, les changements de sujet, les phrases qui ferment une porte : tu dramatisesc’est du passéchacun fait comme il peuton ne va pas revenir là-dessustu as toujours été trop sensible.

Alors, lorsque vient le désir d’écrire, ce n’est pas seulement une phrase qui se cherche. C’est tout un système de loyautés qui se réveille.

Écrire peut donner l’impression de quitter sa place.

La place de celle qui comprend.
La place de celle qui protège.
La place de celle qui excuse.
La place de celle qui ne fait pas de vagues.
La place de celle qui garde pour elle ce qu’elle a compris trop tôt.

Dans certaines familles, l’appartenance s’est construite autour du silence. Non pas nécessairement un silence total, mais un silence organisé : on peut parler de certaines choses, pas d’autres ; on peut raconter certains souvenirs, pas ceux qui dérangent ; on peut être triste, mais pas trop ; en colère, mais pas contre les bonnes personnes ; lucide, mais à condition de rester loyale.

L’écriture vient troubler cette organisation.

Elle ne le fait pas toujours bruyamment. Parfois, une seule phrase suffit. Une phrase simple, presque nue : ce jour-là, j’ai eu peur. Ou : personne ne m’a demandé ce que j’avais compris. Ou encore : je ne savais pas que j’avais le droit d’être triste.

Ces phrases peuvent paraître modestes. Pourtant, elles déplacent beaucoup. Elles donnent au sujet une place qu’il n’avait pas toujours eue dans l’histoire commune.

C’est peut-être cela qui fait peur : non pas seulement révéler quelque chose sur les autres, mais se révéler à soi-même comme quelqu’un qui a le droit de dire.

Témoigner n’est pas forcément condamner

Une confusion revient souvent dans l’écriture de soi : croire que raconter, c’est accuser.

Comme si dire voilà ce que j’ai vécu revenait nécessairement à dire voilà les coupables. Comme si toute phrase intime devenait un verdict. Comme si la mémoire personnelle n’avait le choix qu’entre le silence et le procès.

Or écrire n’est pas forcément juger.

Un récit de soi n’est pas toujours un tribunal. Il peut être un lieu d’élaboration, de recherche, de reconnaissance. Il peut tenter de donner forme à une vérité subjective sans prétendre posséder toute la vérité.

Dire j’ai eu peur n’est pas la même chose que dire tu es coupable de tout.
Dire je me suis senti seul n’est pas nier que l’autre ait eu ses propres blessures.
Dire cela m’a marqué n’est pas prétendre que personne d’autre n’a souffert.
Dire voilà comment je l’ai vécu n’est pas confisquer l’histoire entière.

L’écriture de soi devient parfois possible lorsque l’on comprend cela : on n’écrit pas pour posséder toute la vérité, mais pour cesser d’être exclu de sa propre version.

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Il ne s’agit pas de prendre toute la place.
Il s’agit d’en retrouver une.

Bien sûr, cette distinction ne résout pas tout. Elle ne supprime ni la responsabilité de l’écrivain, ni les effets possibles d’un texte sur ceux qui s’y reconnaîtront. Mais elle ouvre un espace plus juste que l’alternative impossible entre tout dire brutalement et ne rien dire jamais.

On peut chercher une forme qui ne soit ni vengeance, ni effacement.

Une forme qui dise : voici ma place dans cette histoire. Voici ce que j’en ai compris. Voici ce que je peux en dire aujourd’hui. Ce n’est pas toute l’histoire, mais c’est la mienne. Et elle aussi mérite d’exister.

La justesse plutôt que la transparence

On parle beaucoup de sincérité lorsqu’il s’agit d’écrire sur soi.

Il faudrait être sincère, ne rien cacher, ne pas tricher, aller au plus vrai. Mais la sincérité, seule, ne suffit pas toujours. On peut être sincère et brutal. Sincère et confus. Sincère et injuste. Sincère et encore trop pris dans l’émotion pour trouver la forme qui permettra au texte de tenir.

La question n’est donc pas seulement : est-ce vrai ?

Elle est aussi : quelle forme peut rendre cette vérité habitable ?

Écrire sur soi ne demande pas forcément une transparence totale. On n’est pas obligé de tout dire. On n’est pas obligé de nommer toutes les personnes. On n’est pas obligé de livrer chaque détail. On n’est pas obligé de transformer une vie en dossier.

La pudeur n’est pas toujours une censure. Elle peut être une forme de justesse.

Il y a des choses que l’on peut déplacer. Des scènes que l’on peut condenser. Des personnages que l’on peut transformer. Des détails que l’on peut retirer non pour mentir, mais pour éviter que le texte ne se réduise à l’anecdote ou à l’exposition.

La question devient alors plus littéraire, mais aussi plus éthique :

Comment écrire sans trahir ce que j’ai vécu ?
Comment écrire sans réduire les autres à leur pire moment ?
Comment écrire sans me sacrifier à leur version ?
Comment donner une forme à ce qui a été, sans prétendre enfermer toute la complexité du réel ?

La justesse n’est pas un compromis tiède. C’est une exigence.

Elle oblige à écouter le texte, mais aussi le silence autour du texte. Elle demande de distinguer ce qui doit être dit, ce qui peut être transformé, ce qui appartient au cœur du récit, et ce qui relèverait seulement du règlement de comptes.

Écrire sur soi, ce n’est pas tout livrer. C’est chercher la forme qui permettra de ne pas mentir.

Le détour par la fiction

Lorsque l’autobiographie directe semble impossible, la fiction peut offrir un passage.

Non pour se cacher.
Non pour rendre les choses plus jolies.
Non pour effacer la vérité.

Mais pour déplacer.

La fiction permet de changer un prénom, une maison, une époque, une profession, une ville. Elle permet de créer un personnage composite, d’inventer une scène qui n’a jamais eu lieu mais qui porte une vérité émotionnelle très réelle. Elle permet de prendre appui sur soi sans rester prisonnier du témoignage.

Cela ne veut pas dire que la fiction serait sans risque ou sans responsabilité. Mais elle introduit une marge de transformation.

Elle permet de passer de la question : que s’est-il exactement passé ?
à une autre question : quelle forme pourrait dire quelque chose de juste ?

Cette différence est précieuse.

Car l’écriture de soi peut parfois se trouver écrasée par l’exigence de fidélité factuelle. On veut être exact. On veut ne pas trahir. On veut se souvenir correctement. On veut anticiper ce que les autres diraient. On se demande si la scène s’est déroulée en hiver ou au printemps, si la phrase a été prononcée ainsi ou autrement, si l’on n’a pas reconstruit après coup.

La fiction ne dispense pas de la vérité. Elle permet d’en chercher une autre dimension.

Non plus seulement la vérité des faits, mais celle des affects, des places, des atmosphères, des silences, des impossibilités. Une vérité parfois plus difficile à atteindre dans le récit direct, parce que le réel y reste trop chargé de preuves, de contestations possibles, de fidélités douloureuses.

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La fiction peut alors devenir un lieu de liberté.

Non parce qu’elle ment, mais parce qu’elle transforme la matière pour lui permettre d’apparaître autrement.

Le droit de reprendre sa place

Au fond, la peur de trahir les autres cache souvent une autre peur : celle de ne plus être aimé si l’on cesse de se taire.

Écrire sur soi peut réveiller l’enfant intérieur qui a appris à préserver les liens en s’adaptant. Celui qui a compris qu’il valait mieux ne pas trop sentir, ne pas trop demander, ne pas trop nommer. Celui qui a parfois confondu l’amour avec la loyauté silencieuse.

écrire de l'autofiction

Alors écrire devient un acte immense.

Pas forcément un acte public. Pas forcément un livre. Pas forcément une publication. Parfois, écrire quelques pages que personne ne lira suffit déjà à déplacer quelque chose.

Parce que l’on cesse, ne serait-ce qu’un instant, de demander l’autorisation intérieure des autres.

On ne les détruit pas.
On ne les nie pas.
On ne les réduit pas.
Mais on ne leur laisse plus toute l’autorité sur le récit.

C’est cela, peut-être, le mouvement le plus profond de l’écriture de soi : reprendre sa place dans sa propre histoire.

Non pour devenir le centre unique.
Non pour effacer les versions des autres.
Mais pour ne plus être absent de la sienne.

Écrire sans trahir, ou cesser de se trahir soi

Il n’existe pas de réponse simple à la question : ai-je le droit d’écrire cela ?

Il y a des textes qui demandent du temps. Des textes qu’il faut laisser reposer. Des textes qui ne sont pas destinés à être publiés. Des textes qui ont besoin d’être transformés, déplacés, repris. Des textes que l’on écrit d’abord pour soi, avant de savoir ce qu’ils deviendront.

Mais il y a une chose que l’on peut peut-être reconnaître : la peur de trahir les autres ne doit pas devenir automatiquement une interdiction d’écrire.

Elle mérite d’être écoutée, oui.
Interrogée, oui.
Nuancée, oui.
Mais pas forcément obéie.

Car il existe plusieurs manières de trahir.

On peut trahir les autres en les exposant sans tact, en les réduisant, en les utilisant comme simples matériaux de son propre récit.

Mais on peut aussi se trahir soi-même en se condamnant au silence, en renonçant à sa perception, en effaçant ce que l’on a vécu pour préserver une paix qui repose sur notre disparition.

Écrire sur soi demande donc de marcher sur une ligne fine.

Entre vérité et pudeur.
Entre liberté et responsabilité.
Entre fidélité aux faits et fidélité à l’expérience.
Entre le besoin de dire et la nécessité de trouver une forme.

Cette ligne n’est pas confortable. Mais elle est féconde.

C’est là, souvent, que commence le véritable travail d’écriture : non pas dans le déversement, non pas dans l’aveu brut, mais dans la recherche patiente d’une forme assez juste pour accueillir une vérité sans la rendre destructrice.

Écrire sur soi, ce n’est pas forcément trahir les autres.

C’est parfois cesser de laisser les autres être les seuls gardiens de l’histoire.

C’est parfois reconnaître que notre voix aussi a droit à une place.

Et qu’il arrive un moment où le silence, lui aussi, devient une forme de trahison.

Pour aller plus loin : écrire votre histoire avec un cadre

Écrire sur soi demande rarement seulement du courage.

Il faut aussi un cadre.

Un espace où les souvenirs peuvent être accueillis sans être forcés. Où les scènes peuvent se déposer, se relier, trouver peu à peu leur place. Où l’on peut chercher la forme juste : celle qui respecte ce qui a été vécu, sans se laisser écraser par la peur de trahir, de trop dire, ou de ne pas dire assez.

C’est ce que propose Plumes autobiographiques : un accompagnement pour transformer des fragments de vie, des souvenirs, des scènes marquantes ou des morceaux encore dispersés en un récit plus structuré, plus lisible, plus fidèle à votre histoire.

Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà tout compris.
Vous n’avez pas besoin d’avoir un plan parfait.
Vous n’avez pas besoin de savoir encore si votre texte sera un témoignage, une autobiographie, un récit fragmentaire ou une forme plus littéraire.

Il suffit parfois de sentir qu’une histoire demande à être écrite, mais qu’elle ne peut pas l’être seule, dans le désordre, ou sous le poids de toutes les voix intérieures qui disent encore : ai-je le droit de raconter cela ?

Plumes autobiographiques vous accompagne précisément dans ce passage : écrire votre histoire sans vous perdre dans la masse des souvenirs, sans vous réduire à ce qui a fait mal, et sans laisser la peur de trahir vous condamner au silence.


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Psychologue et écrivain, je partage dans mon site des articles sur l'écriture thérapeutique.

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